Manoir de Courson

Domaine historique de 19 hectares dans la campagne sud de Lisieux

"À bonne distance du bourg de Notre-Dame-de-Courson se blottit, en bordure d’un chemin ombragé, l’une des plus belles demeures du Pays d’Auge : le Manoir de Courson."

Région

Ville

Type

2 300 000 €
Prix HAI
11 Chambres
7 Salles de bain
634 m² Surface
19 ha Terrain

Nichée dans le département du Calvados, en cette contrée délicieusement vallonnée du Pays d’Auge, à quelques encablures au sud de Lisieux, se trouve la commune de Notre-Dame-de-Courson, qui abrite le vénérable Manoir de Courson. Cet édifice historique, témoin des âges, s’étend avec majesté sur plus de 19 hectares. Ce domaine enchanteur rassemble en son sein divers éléments : le manoir, une maison de gardien, une dépendance, un colombier, une piscine, un hangar agricole, un parc, un verger, des prairies ainsi qu’une motte féodale, chacun apportant sa touche unique à cet ensemble harmonieux.

Le manoir, vaste et élégant, déploie ses 447 m2 habitables sur trois niveaux. Au rez-de-chaussée, une symphonie de pièces s’organise autour d’un vestibule au sud et d’une entrée au nord : un séjour, un salon, une salle à manger, une cuisine et son arrière-cuisine, et enfin, une cave. Le premier étage dévoile sept chambres, accompagnées de trois salles de bains et d’une douche. Le dernier niveau abrite le grenier et une chambre.

La maison de gardien, attenante au manoir, comprend un salon, une cuisine, une chambre et une salle de douches pour 60 m2.

La dépendance, pour sa part, est découpée en trois appartements indépendants, couvrant un total de 127 m2, répartis en trois chambres, trois salles de douche et deux salons, tous conçus pour offrir intimité et confort. Deux garages viennent compléter cet espace fonctionnel.

Les terres environnantes se déploient en une harmonie naturelle autour du logis principal. Les pelouses, soignées comme des tapis de verdure, sont bordées de haies de charmille, tandis qu’au-delà s’étend un verger qui s’épanouit en prairies verdoyantes aux contours doux et arrondis, jusqu’à rejoindre la motte féodale. De ce promontoire historique, le regard se perd au loin, jusqu’à apercevoir, émergeant comme par enchantement, le clocher de Notre-Dame-de-Courson.

Philippe DETERVILLE, dans son ouvrage intitulé Manoirs du Pays d’Auge : bijoux et écrins, aux éditions A&H.S, paru en 2014, décrit pages 67 et 69 le lieu ainsi :

« À bonne distance du bourg de Notre-Dame-de-Courson se blottit, en bordure d’un chemin ombragé, l’une des plus belles demeures du Pays d’Auge : le Manoir de Courson. Son environnement a été complètement redessiné pour offrir un cadre somptueux.

Le Manoir de Courson, entièrement en pans de bois, est une longue construction de plan rectangulaire dont l’étage s’avance en léger encorbellement sur sommiers. En dehors des écharpes apparentes, le rythme des colombages est essentiellement vertical. Le pignon oriental, formé d’un épais mur de pierre, est le vestige d’un édifice antérieur qui peut remonter au XIIIe siècle.

Le plus ancien seigneur du lieu connu est Robert de Courson qui accompagna Guillaume le Bâtard lors de sa conquête de l’Angleterre en 1066.

Courson était alors un plein fief de haubert. Peu après 1225, le domaine passa d’Hubert de Courson aux familles Courtonne puis Belleau. Par son mariage, Marie de Belleau l’apporta à Jean de Neufville vers 1437.

Le manoir en colombages fut bâti par Ancelot de Neufville, fils de Jean, dans le dernier tiers du XVe siècle siècle, aux lendemains des interminables hostilités contre les Anglais. De nos jours, à l’intérieur du manoir, un poteau d’angle orné de fleurs de lys témoigne de l’emplacement de l’ancien pignon. Au milieu du XVIe siècle, la construction d’Ancelot fut allongée par Thomas de Neufville. Nicolas du Houlley, conseiller au Parlement de Normandie, acheta le domaine aux Neufville dans la seconde moitié du XVIIe siècle. Il entreprit une nouvelle campagne de travaux en prolongeant notamment le manoir vers le sud et en ajoutant en retour sur l’arrière une longue aile à usage de dépendances. Il fit également refaire le hourdis en choisissant un décor de tuileaux d’une grande qualité. Nicolas du Houlley fit inscrire, en tuileaux également, la date de cette restauration : 1671. Une frise de petites rosaces orne la partie supérieure de l’étage. Le manoir passa par mariage à Nicolas Rioult, seigneur de Neuville, en 1714 et resta dans cette famille jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.

Deux lucarnes d’importance inégale animent la toiture. Celle du sud porte les armes de la famille de Neufville.

Une tour d’escalier polygonale, recouverte d’essentes de châtaignier, se greffe à l’arrière de l’édifice. Elle conduit aux chambres de l’étage par l’intermédiaire d’un long couloir, autrefois certainement, galerie ouverte. Un toit à deux versants couvre la chambre haute de cette tourelle.

A l’est du manoir, se dresse un imposant colombier cylindrique en pierre qui pourrait avoir été jadis l’une des tours de la demeure fortifiée. »

Possibilité d’acquérir onze hectares de bois en plus.

Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : http://www.georisques.gouv.fr

Référence
1364
Classe énergétique
E
Consommation conventionnelle
276 kWhep/m²/an
Honoraires d'agence TTC
4,55 %
Prix du bien hors honoraires
2 200 000 €
Chauffage
Fioul

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